Situation des praticiens exerçant dans les centres de lutte contre le cancer

Texte de la question écrite

M. Jean-François Rapin attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé concernant l’absence de revalorisation salariale des praticiens qui exercent dans les centres de lutte contre le cancer (CLCC).

Selon Unicancer, les retards de prise en charge des patients atteints d’un cancer lors de la première vague de Covid-19 « se traduiront par un excès de décès de 1 000 à 6 000 patients dans les années à venir ». Ce constat est alarmant et rappelle à quel point la lutte contre le cancer doit être une priorité. Pour y parvenir, les CLCC sont essentiels, tant pour leurs missions d’accompagnement, de soins que de recherche et d’enseignement. Ces centres sont des établissements de santé privés à but non lucratif, toutefois les praticiens y exercent une activité de service public exclusif, sans aucune activité libérale ni dépassement d’honoraires. De plus, ces professionnels sont restés pleinement mobilisés, depuis le début de la crise sanitaire, afin d’assurer une prise en charge optimale de leurs patients. Légitimement, ils s’interrogent sur les suites données au Ségur de la santé et particulièrement sur leur exclusion de la revalorisation salariale accordée à leurs homologues hospitaliers. Ils craignent que cela porte préjudice à l’attractivité des CLCC. Pour recruter et fidéliser les praticiens afin de maintenir une prise en charge qualitative, l’attractivité salariale est cruciale.

Aussi, alors que le cancer est un problème de santé publique majeur, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à la revalorisation salariale des praticiens exerçant dans les centres de lutte contre le cancer, afin de pas porter préjudice à l’attractivité de ces structures et à la qualité des soins dispensés.

En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.