MON COMBAT AU CÔTÉ DES PÊCHEURS DES HAUTS-DE-FRANCE

Quatre mois après l’entrée en vigueur du Brexit, les pêcheurs des Hauts-de-France lancent un cri d’alarme. Si les pêcheurs n’obtiennent pas satisfaction rapidement, c’est tout un écosystème qui va s’effondrer et un avenir qui s’assombrit pour le secteur de la pêche en Hauts-de-France !

Depuis le 1er janvier, les pêcheurs boulonnais attendent les licences pour leur permettre l’accès aux eaux britanniques conformément à l’accord. Début mai, seuls 22 bateaux sur les 110 présents à Boulogne-sur-Mer ont décroché cette autorisation. Pour l’obtenir, il faut prouver aux autorités anglaises, notamment pour les bateaux de moins de 12 mètres, leur antériorité de pêche côté anglais de 2012 à 2016 grâce à une balise GPS que peu de bateaux français détenaient à cette période, communément appelé « la clause du grand-père ».

Conséquence : des bateaux à quai, des équipages sans revenu et la fragilisation de toute la filière halieutique avec une diminution de l’approvisionnement pour le mareyage et par voie de conséquence pour le secteur de la transformation.

De plus, cette interdiction de pêcher dans les eaux anglaises entraine une surexploitation de la zone française qui provoque l’inquiétude des pêcheurs.

D’autres sujets sont également au cœur des préoccupations et des négociations comme la question des quotas ou encore les formalités douanières pour la pêche hauturière contraint de débarquer au Danemark. 

Même si Annick Girardin, Ministre de la Mer et Clément Beaune, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes, ont annoncé lors de leur venue à Boulogne-sur-Mer, l’octroi imminent de 21 licences supplémentaires et un plan de soutien de 100 millions d’euros (compensation de la baisse du chiffre d’affaire et des arrêts temporaires) dont 80 millions pour les pêcheurs et 20 millions à la filière de la transformation du poisson, la situation reste désastreuse pour ces professionnels. La pêche en Hauts-de-France est un patrimoine et un savoir-faire qu’il convient de défendre !