Fermeture de pharmacies

J’ai interrogé, par le biais d’une question écrite, Madame Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé, sur l’augmentation des fermetures de pharmacies.

Texte de la question écrite

M. Jean-François Rapin attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’augmentation des fermetures de pharmacies.

Depuis dix ans, le nombre de fermetures d’officines ne cesse d’augmenter. Si certaines sont non contraintes et font suite à des regroupements ou des cessions de clientèle, nombre d’entre elles le sont, fragilisées notamment par la baisse des prix des médicaments, les séries successives de déremboursement, les diverses évolutions réglementaires, la concurrence, hors médicament, de la grande distribution ou encore par le départ de médecins non remplacés. Ces disparitions d’officines doivent alerter, notamment lorsque celles-ci ont lieu en territoires fragiles, en zones rurales ou en banlieues.

Si demain, le maillage territorial des officines, actuellement harmonieux, est menacé, l’accès aux soins sera d’autant plus remis en question, alors que la désertification médicale est au cœur de nos préoccupations.

Pour remédier à la fragilité des plus petites entités du secteur, les officines sont encouragées à se regrouper afin de mutualiser leurs moyens et leurs connaissances ou à développer leur activité sur internet. Les résultats sont probants, toutefois, de telles évolutions ne sont pas accessibles à tous les professionnels du secteur.

Le pharmacien, dont le cœur de métier est d’accompagner et de conseiller individuellement chaque patient, mais aussi de sensibiliser aux questions de santé, est et doit rester un acteur clé de la proximité et du parcours de soin.

Sans remettre en cause les évolutions de la profession, avec, entre autres, l’attribution de nouvelles missions et de la gestion des officines, il lui demande quelles mesures compte mettre en œuvre le Gouvernement pour limiter les fermetures d’officines pour restitution de licence ou liquidation, notamment en zones sous-dotées, afin qu’aucun Français ne soit isolé et que chacun puisse se soigner convenablement.