Accès aux équipements de protection individuelle pour les professionnels de santé libéraux

Texte de la question écrite

M. Jean-François Rapin attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé concernant l’accessibilité aux équipements de protection individuelle pour les professionnels de santé libéraux.

La crise sanitaire due au Covid-19 a bouleversé les conditions d’exercice de nos soignants, notamment des libéraux. En effet, suite à l’annonce du confinement, de nombreux cabinets de ville ont fermé leurs portes afin de ne pas mettre en danger leurs patients et de freiner la diffusion du virus. C’est notamment le cas des kinésithérapeutes, des chirurgiens-dentistes ou des orthoptistes, pour ne citer qu’eux. Des fermetures aux conséquences multiples, tant pour les professionnels dont les revenus ont chuté que pour les patients qui n’ont pu accéder aux soins dont ils avaient besoin. Le déconfinement progressif étant amorcé depuis le 11 mai, de nombreux professionnels ont pu rouvrir leur cabinet dans le respect des exigences sanitaires. L’accueil et la prise en charge en toute sécurité des patients est l’une de leurs priorités.

Alors que l’approvisionnement en masques suscite toujours de nombreuses interrogations, les autres équipements de protection individuelle n’en sont pas moins importants : surblouses, surchaussures, charlottes etc. Beaucoup s’interrogent alors sur leur disponibilité et souhaitent que ceux-ci soient accessibles à l’ensemble des professionnels de santé libéraux, conventionnés ou non, réglementés ou non et ce, de manière gratuite. Il est important de rappeler qu’au début du confinement certains d’entre eux n’exerçant plus ont fait don de leurs stocks personnels d’équipement au profit de ceux qui étaient directement impliqués dans la crise sanitaire.

Aussi, il lui demande ce que compte mettre en œuvre le Gouvernement pour accéder à cette demande qui vise un double objectif : assurer une prise en charge de qualité sur l’ensemble du territoire national et protéger au mieux professionnels et citoyens.

En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.