Vaccination contre les infections liées aux papillomavirus humains

J’ai souhaité interroger Madame Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé, sur la vaccination contre les papillomavirus, responsables notamment de nombreux cancers.

Texte de la question écrite

M. Jean-François Rapin attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la vaccination contre les papillomavirus, responsables notamment de nombreux cancers.

Dernièrement, cinquante sociétés savantes ont plaidé pour l’extension de la vaccination aux filles et aux garçons afin de prévenir le risque d’infection par les papillomavirus et de lutter efficacement contre les maladies qui en découlent. Les chiffres avancés par ce collectif ne peuvent qu’interpeller. Les papillomavirus seraient à l’origine, chaque année, de 6 300 cancers et de 30 000 lésions précancéreuses.

La haute autorité de santé travaille actuellement sur le sujet de l’extension de la vaccination, toutefois, au-delà de la volonté de rendre cette vaccination universelle, un chiffre doit attirer l’attention, celui de la couverture vaccinale. Chez les jeunes filles, ce taux se situe aux alentours des 20 %, l’un des plus bas d’Europe.

Au-delà de la généralisation indispensable du dépistage du cancer du col de l’utérus, la sensibilisation des jeunes Français, filles ou garçons, ainsi que de leurs parents, la vaccination pouvant s’effectuer dès l’âge de 11 ans, est également primordiale. Trop de personnes ignorent encore ce qu’est le papillomavirus, ce qu’il peut engendrer et restent méfiantes à l’égard de ce vaccin, qui plus est, relativement jeune.

Aussi, il lui demande ce que compte faire le Gouvernement, en lien avec les professionnels de santé, pour mieux informer et sensibiliser les jeunes Français et leurs parents afin de prévenir ces cancers et d’éradiquer la circulation de ce virus, responsable, chaque année, d’environ 1 100 décès.

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